En mai 2023, il interpellait le ministre de l’Éducation nationale sur les conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap, via une question écrite devenue une référence parlementaire. Il y défendait le « droit à une inscription dans un établissement de référence » et l’accès au « milieu scolaire ordinaire » pour la majorité des enfants en situation de handicap.
Une alerte sur les lourdeurs administratives
Grâce à cette initiative, Marleix a mis en lumière :
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La complexité du parcours administratif imposé aux familles : consultations médicales, recours aux Maisons départementales de l’autonomie (MDA), renouvellements annuels du projet personnalisé de scolarisation (PPS).
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L’urgence à simplifier ce parcours, en plaidant pour des PPS pluriannuels couvrant l’ensemble d’un cycle scolaire. Une proposition alors relayée par le ministère, qui annonçait favoriser des décisions de plus longue durée afin d’alléger le fardeau bureaucratique.
Des résultats tangibles
Dans sa réponse du 11 juillet 2023, le ministère confirmait plusieurs avancées majeures :
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436 000 élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire, avec une progression annuelle de 6 à 10 %.
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Plus de 130 000 AESH mobilisés, dont 8 000 recrutés sur deux rentrées scolaires successives.
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Un budget de 3,8 milliards d’euros consacré à la politique d’inclusion scolaire.
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Une volonté affirmée de favoriser les PPS de cycle, plutôt que leur reconduction annuelle.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de l’acte II de l’école inclusive, visant une meilleure coordination avec les professionnels médicosociaux et un accès facilité aux aides pédagogiques adaptées.
Une action inclusive jusqu’au cœur des institutions
L’engagement d’Olivier Marleix ne s’est pas limité au champ scolaire. En mars 2025, il soutenait une réforme du règlement de l’Assemblée nationale, portée par le député Sébastien Peytavie, visant à remplacer le vote « assis‑levé » – jugé discriminant envers les élus à mobilité réduite – par un dispositif électronique. Un geste fort, salué pour sa portée symbolique comme pour sa contribution à l’accessibilité des institutions républicaines.
Un héritage à plusieurs niveaux
Points forts :
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Simplification du parcours des familles : sa question écrite de 2023 a favorisé des réponses administratives plus adaptées, dans un esprit de continuité et de lisibilité pour les parents.
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Renforcement des moyens humains et budgétaires : il a contribué à l’augmentation du nombre d’AESH et à la consolidation du budget dédié à l’inclusion.
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Évolution des pratiques parlementaires : son soutien aux réformes internes de l’Assemblée témoigne d’une volonté d’aligner les institutions sur les principes d’accessibilité.
Limites persistantes :
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Le déploiement des PPS pluriannuels reste inégal sur le territoire, et son efficacité réelle reste à évaluer à long terme.
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Le ratio AESH/élève demeure très variable selon les départements, rendant les conditions de scolarisation hétérogènes.
Actions concrètes sur le terrain
Politique territoriale inclusive
Dès 2019, dans sa profession de foi, Marleix mettait en avant la lutte contre les « déserts médicaux » et la nécessité de renforcer l’offre médico-sociale dans son département d’Eure-et-Loir. Ce positionnement local annonçait un engagement global : intégrer le handicap dans toutes les politiques publiques.
Rôle structurant au sein de la CDAPH
À l’Assemblée nationale, il a plaidé pour un meilleur dialogue entre Éducation nationale et MDPH, appelant à ce que les réponses éducatives précèdent les démarches administratives. Il a également souligné le rôle central de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), acteur clé dans le traitement des demandes d’accompagnement.
Une vision critique et constructive
Démarches allégées, accompagnement renforcé
Olivier Marleix dénonçait un parcours du combattant imposé aux familles, avec des procédures répétitives et complexes. Son plaidoyer pour des évaluations pluriannuelles visait à fluidifier ce parcours. Le ministère a en partie répondu à cet appel en annonçant une réorientation des pratiques vers plus de stabilité.
Soutien accru aux professionnels
Il alertait aussi sur la nécessité de soutenir les enseignants dans la prise en charge des élèves handicapés, et d’améliorer l’accès aux matériels pédagogiques spécialisés. Une préoccupation désormais prise en compte par les services de l’Éducation nationale.
Quel impact pour demain ?
Avancées politiques durables
L’action de Marleix a servi de signal d’alerte politique, mobilisant l’attention sur les difficultés structurelles du système. L’augmentation des moyens humains et budgétaires, ainsi que les réformes postérieures à la Conférence nationale du handicap (avril 2023), portent sa marque.
Des défis encore ouverts
Malgré ces avancées, les inégalités territoriales persistent, notamment dans les zones rurales ou médicalement sous-dotées. La coordination entre services sociaux, santé, et éducation demeure un chantier prioritaire.
Auteur
Mayeul BERETTA

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